Infos pratiques

                                                     

Notre position GPS est : 14°07'13.80"N  16°39'33.56"O

Google Earth a indexé le village sous le nom de : Guilor, Sénégal

Santé : Il y a un petit poste de santé (premiers soins, dignostic palu, etc)  à Fimela, à un kilomètre de Djilor. Un centre un peu plus important à Samba Dia avec un chef de poste  très compétent et un hôpital avec mèdecin diplômé à Dioffior (10km).

Les moustiques et le paludisme. La meilleure protection est encore la prévention au moyen de crèmes et de sprays. Le risque de contamination étant proportionnel à la densité de la population, vous avez peu de chances de vous faire pîquer par un anophèle dans le Sine Saloum, mais le risque existe. En cas de forte fièvre et de nausée allez dans n'importe quel poste de santé. Les infirmiers disposent de kits de détection de palu  (fournis par l’OMS) simples à utiliser, qu'ils maitrisent bien (goutte épaisse) et pourront vous soigner avec des moyens appropriés selon le type de paludisme dont vous êtes atteint. Il y a un delai d'incubation de dix à quatorze jours si vous vous êtes fait pîquer. Si les symptômes se déclarent trois jours après votre arrivée ne paniquez pas, c'est sans doute que les crevettes n'étaient pas bien fraîches. La malarone est hors de prix, mais vous pouvez cependant la trouver à meilleur marché à la pharmacie Citypharma, 26, rue du Four à Paris 6° (http://www.pharmacie-paris-citypharma.fr/contact. Il s’agit d’une chaîne de distribution, il doit y en avoir également en province. Les achats dégriffés sur Internet sont à proscrire, naturellement. 

La population locale ne prend pas d'antipaludéens, donc les soins se font au moment de la crise, et les traitements sont très efficaces. La forme de paludisme "neuronal"  peut souvent se révéler mortelle, s’il n’est pas soigné à temps avec les remèdes appropriés. En Afrique il ne faut rien prendre à la légère, nos organismes ne sont pas aguerris comme ceux des sénégalais. Pour ma part j’ai sillonné l’Afrique en tous sens pendant quarante ans sans jamais prendre quoi que ce soit et je ne sais pas ce que c’est qu’une crise de palu, alors don’t panic !

Sécurité : Djilor n'est pas encore suffisament fréquenté pour attirer les bandits de tous poils, voleurs, arnaqueurs, prostituées, et j'en passe. A moins de fréquenter le premier baratineur qui passse par hasard, dreadlocks et rayban de service, on ne risque rien, le village est une grande famille. Fimela est une sous-Préfecture qui abrite un poste de gendarmerie. Mais naturellement ne tentez pas le diable et évincez fermement tout importun, surtout s’il vous promet, madame, le mariage au bout de trois minutes. En règle générale, se méfier des types trop sympa, trop rapidement. 

Islamisme : Les Sénégalais pratiquent pour la plupart un islam modéré, essentiellement tourné vers les sectes maraboutiques. Dans le Sine Saloum (autrefois à majorité catholique) vous verrez des cochons dans presque toutes les cours des familles musulmanes, c’est dire si l’on est tolérant. Ne vous alarmez pas si vous entendez des chants religieux jusque fort tard dans la nuit, ce sont encore les confréries maraboutiques qui honorent leurs saints, rien à voir avec un appel à la radicalisation. Enfoncez vos écouteurs dans vos oreilles et savourez le concert de Cologne de Keith Jarret ou la Flûte Enchantée de Mozart, que tout voyageur prudent se fait un devoir d'emporter avec soi. Il n’y pas d’autre issue pour échapper à ces litanies si elles vous tapent sur le système. Catholiques et musulmants vivent en bonne intelligence, et hormis les quelques inévitables jeunes crétins qui soutiennent Daesh sur les réseaux sociaux, la religion ne pose vraiment aucun problème.

Serpents : le risque est très minime car le serpent est peureux par nature. Seulement 5% des morsures sont mortelles (statistiques mondiales), et la plupart des postes de santé disposent de sérum antivenin. Donc ne paniquez pas. Il faut intervenir le plus rapidement possible, naturellement, mais vous avez toujours deux bonnes heures devant vous avant de commencer à vous faire du souci. Les serpents chassent la nuit et aiment bien les endroits sombres, chauds et humides. N'allez pas fouiller sous un fagot de bois et évitez de marcher sur les tapis de feuilles sèches. Les cas de morsures sont très rares, mais gardez en tête que le risque existe et soyez vigilants, surtout à l'hivernage (juillet - octobre).

Essence : Stations Total à Fimela, tous carburants (super, gas-oil, pétrole). La station de Ndangane est fermée définitivement.

Change : On nous annonce ldepuis des années ouverture d’une banque à Fimela, nous vous tiendrons informé, mais pour l’heure aucun distributeur de carte bleue entre Mbour et Fatick. Attention au change dans la rue, c'est l'arnaque garantie sous une forme ou une autre. Les hôteliers vous changeront facilement de quoi continuer votre voyage, ou vous accompagneront chez le maure du village qui souvent fait office de changeur et qui ne vous volera pas. Le taux pratiqué ne doit en aucun cas être inférieur à 650 francs CFA pour 1 euro.

Guides et "antiquaires" : Ne vous laissez pas harceler, quoique  cette engeance soit encore inconnue à Djilor. Demandez toujours conseil auprès de votre hôtel, ils connaissent les gens sérieux du coin. Pour les promenades en pirogue, se méfier des offres  alléchantes : les pirogues sont souvent en mauvais état, elles n'ont pas d'assurance, les moteurs sont fatigués et c'est parfois un gamin de douze ans qui vous prendra en charge. Les gilets de sauvetage sont obligatoires quoiqu'on vous raconte, de même que l’immatriculation qui doit figurer en lettres et en chiffres sur les deux côtés en avant de la pirogue. Renseignez-vous auprès de votre hôtel qui vous orientera vers un piroguier sérieux, il y en a, mais comment les reconnaître ? Les prix bas proposés dans la rue sont souvent des pièges à gogos et les deux heures monnayées à force de marchandage se réduiront à quatre ronds dans l'eau en face du débarcadère. Le Miam-Miam à une belle pirogue à vous proposer, à l'heure ou à la journée, et nous ne sommes pas plus cher que les autres.

Nous pouvons également vous fournir un matériel de pêche de qualité.

Restaurants locaux et sandwicheries : Il y en a de très bons, mais on ne peut le savoir qu'après avoir consommé. Eviter les lieux envahis par les mouches, elles sont le meilleur indicateur du degré d'hygiène de la cuisine … Si les apéros ne sont pas très frais, c'est que les aliments dans le frigo ne le sont pas non plus. En définitive, prendre l'apéro et compter les mouches avant de commander le repas. En dépannage, on trouve du pain et de la Vache qui Rit à peu près partout. Les yaourts sénégalais au goût vanille sont très bons et les fruits sont sans risque.

Hôtels : Il existe plusieurs hôtels et campements dans notre voisinage immédiat. Ils sont en général bien tenus et dans un bon rapport qualité/prix. Exprimez vos désirs et nous vous orienterons, ou bien consultez Internet et faites votre choix. Nous ne priviégions personne, tous sont des amis, et nous entendons qu'ils le restent.

Transports et réseau routier : Il y a un bus « horaire » (40 places plus strapontins) qui quitte Ndangane le matin vers 4h pour aller directement à Dakar et un autre qui quitte Dakar à 14 heures pour Ndangane, pour un prix modique. Les bus peuvent venir vous chercher à Djilor. Des transports "Ndiaga Nidaye" (Minibus mercédez antédiluviens) aux horaires improbables peuvent vous emmener jusque Niosmone, au carrefour de la route nationale 1 Mbour - Fatick, et là il vous faudra attendre une « occasion » pour continuer la route. Plusieurs taxis à Djilor ou a Fimela peuvent se louer à la course, à l’heure ou à la journée. Les cartes routières souffrent d’un manque de mise à niveau, même la sacro sainte carte Michelin, et si vous essayez de rejoindre Dioffior en partant de Mbour par la piste qui y figure et qui semble importante, vous vous retrouverez irrémédiablement perdu dans la brousse, nous avons testé pour vous. Les pistes se croisent en un lacis si complexe que l’on finit par tourner en rond comme les frères Dupont. Les « guides" recrutés dans les villages se perdront tout autant que vous, n’ayez aucune illusion, les gens connaissent les trajets qui leur sont familiers et rien d’autre, quoiqu’ils prétendent. Mais que ne ferait-on pas pour monter dans une voiture et tenter de grappiller une bonne gratification, surtout si l’on est un habile baratineur !

Conduite et Etat des Routes : La route qui relie Ndangane à Ndiosmone vient d’être refaite, c’est du billard. La route de Joal à Fimela est désormais goudronée, ce qui permet de faire un circuit en boucle. Le 4 x 4 n’est vraiment indispensable qu’à l’hivernage (juillet - octobre), et seulement si vous faites de la piste. Evitez de conduire la nuit : la majorité des sénégalais refusent de se mettre en code. Vous serez constamment ébloui et vous ne verrez pas les camions en panne sur la chaussée, qui mettent le triangle à un mètre du véhicule. A la nuit tombante, les charrettes qui rentrent au village ou les ânes au milieu de la route, sans aucune signalisation, sont un danger permanent. Les accidents sont terrifiants. Réservé aux habitués et aux suicidaires.                                       Pensez à lever le pied dans les villages, les enfants du monde entier sont étourdis !

Téléphones utiles :

Moodou mécanicien sérieux (à Fimela) :   77 565 33 71      

Poste de santé de Samba Dia : 77 245 19 64                                  Poste de santé de Fimela : 77 425 54 30                                        Poste de santé de Simal : 77 226 40 37                                         Poste de santé de Palmarin : 77 700 09 77                                     Poste de santé de Ndangane : 77 547 03 40                                Hôpital de Dioffior :  77 565 33 71                                                         Gendarmerie de Fimela : 33 949 93 93

Consulat de France à Dakar : 33 839 52 62   

Les jours de marché :     

Lundi : Dioffior

Mercredi : Ngueniène (à ne pas rater, mais gare aux pickpockets !)

Jeudi : Samba Dia et Ndiosmone

Samedi : Sandiara

Dimanche : Ngohé                 

Et si vraiment vous êtes « plantés » malgré toutes ces infos, appelez-nous, nous ferons tout pour vous renseigner et/ou vous aider.


© Reginald GROUX 2014